Poppie’s meeting in Ljubljana – Coquelicots rendez-vous à Ljubljana (Coquelicot : mak en slovène, maki au pluriel) ou Comment mes colocataires européens ont découvert les coquelicots.
3 avril 2020. 19h48.
J’ai loupé le direct de Fabrice Nicolino mais je viens de passer un moment « coquelicoté » européen avec mes colocataires Erasmus. Récap en quelques mots.
En effet, je suis confinée en Slovénie, à Ljubljana, où je vis un Erasmus depuis septembre 2019. Je suis confinée dans mon appartement (dans mon « flatshare ») avec Melinda qui vient de Suisse (-Allemagne), Felix qui vient d’Allemagne, Jojan qui vient des Pays-Bas et Rusana de Lituanie. D’habitude on est plus de 12 dans cette appartement mais avec la pandémie et le confinement, certain-e-s ont décidé de rentrer chez eux.
Il y a une semaine, je leur ai donné à chacun-e une enveloppe dans laquelle se trouvait un bout du manifeste des coquelicots que nous lisons à chaque entrée de rassemblement. J’ai été contente de trouver une traduction anglaise sur le site officiel ! (D’ailleurs, je vais essayer de traduire le manifeste en slovène…) Et je leur ai donné rendez-vous pour le vendredi, 18h.
On s’est donc retrouvé dans la cuisine.
J’ai commencé par leur montrer deux trois photos que j’avais sur mon ordinateur (par exemple sur les rassemblements de Besançon, ou encore le logo…) Je leur ai expliqué pourquoi le coquelicot, et pourquoi cette association. Je leur ai montré la carte de France remplie de petits points rouges. Je leur ai donné des exemples d’actions, d’idées qui ont fleuri avec ces rassemblements…
On a discuté brièvement.
Felix se demandait pour quelle raison les pesticides ont commencé à exister, Jojan disait qu’aux Pays-Bas les agriculteurs aimeraient passer au bio (surtout pour la production du lait) mais que c’était difficile car les règles ne sont pas en leur faveur, les règles d’une agriculture organique sont difficiles. Ce qui nous a fait dire qu’on a besoin que nos gouvernements changent les règles, qu’ils accompagnent l’agriculture dans la sortie des pesticides… Parce qu’on a beau essayer de changer les choses, on a besoin du soutien politique, que ceux et celles qui décident prennent les bonnes décisions, les bons chemins…
Ensuite chacun a lu la partie du manifeste dans l’ordre. On a mis quelques graines de coquelicots (en fait, c’était les graines reçues lors d’un rassemblement à Besac l’an dernier que j’avais emmené dans mon sac pour la Slovénie) à faire pousser dans un pot, puis je suis allée planter le reste près de notre maison. Je leur ai envoyé le lien pour qu’ils et elles aillent signer la pétition s’ils et elles le souhaitent. Mes colocataires avaient l’air content-e-s de cette rencontre, et j’étais contente d’avoir pu partager ce combat avec eux, car c’est un combat qui dépasse largement les frontières francophones.
Enfin, je voulais finir par une anecdote. Quand je suis allée planter les graines dehors, le ciel était rose. Je me suis dit simplement que c’était un signe, comme un nuage d’espoir.
WE WANT POPPIES !
Agathe